Un week-end au Bourget


WEATHER REPORT


C’était partagé entre une certaine fébrilité et une grande impatience que l’on attendait cette 4e édition du Weather Festival. Fébrilité, car le soundsystem un peu léger de l’an dernier nous avait laissé perplexe, de même que l’ambiance générale sur les 3 jours. Peur aussi de retrouver le bar et ses prix si élevés. Impatience, car le Weather revenait sur le lieu qui a fait sa renommée : le tarmac du Bourget! La programmation alliant grosses têtes d'affiches et artistes plus pointus a aussi fait monter la pression et finit de nous convaincre d'y passer allègrement notre weekend.

Avant d'entrer dans le vive du sujet, petit tour des points de friction liés à l'édition précédente: Si le soundsystem était cette fois à la hauteur de l'évènement (notamment sur la scène printemps), le combo demi-Kro/Hot-Dog tutoyait toujours les 10€. L’ambiance, quand à elle, allait et venait. Si l’après midi du samedi était plutôt agréable, la nuit était un peu différente, avec un public pas forcément très souriant, et surtout très (trop?) nombreux. En revanche, le dimanche, jour des survivants, était - et c’est une surprise - rempli de sourires, de chaleur, et de gens venus pour profiter et danser. Le soleil a trouvé ça tellement chouette qu’il est venu pointer le bout de son nez pendant le B2B de Zip et Ricardo Villalobos, mais ça, on va y revenir très vite! On retrouvait donc une ambiance mitigé, qui dépendait des jours et surtout de l’heure.

On n'étions pas présents vendredi donc difficile d'en parler... préférant garder nos forces pour les 2 longues et belles journées qui allaient suivre. Nous sommes arrivés sur place aux alentours de 16h le samedi juste à temps pour voir l’un des rares visages féminins de cette édition très masculine, Margaret Dygas. L’entrée était fluide, la marche entre la station RER et cette dernière un peu longue (20-30min), mais c’est dans la joie et la bonne humeur que nous l’avons affronté. Margaret Dygas a fait un set d’après midi sympathique : quelques douceurs appréciables comme ce petit Jeff Samuel en plein peak time de son set

  

ou encore en closing ce morceau du fantasque Ricardo qui jouait, lui, le lendemain.

 

Un set donc équilibré, une bonne entrée en matière qui, si elle ne restera pas dans les annales, à réveiller plus que correctement nos jambes. On a ensuite voulu faire un petit tour sur la scène été voir Pender Street Steppers, mais celle-ci, suite à des problèmes inconnus, n’ouvrait finalement qu’à 19h. Nous avons donc continué encore un peu sur la scène printemps. Et grand bien nous a pris ! Le duo Treatment (Onur Ozer B2B Binh) est arrivé avec une grosse selecta bien groovy, et lançait la soirée de fort belle manière. Le festival commençait à se remplir et ça devenait vraiment bon! Après toute cette minimal, on a voulu aller chercher un peu de groove du côté de la scène été où Black Madonna commençait tout juste son set. On est très partagés par ici sur sa prestation, certains ont beaucoup aimé grâce à une bonne sélection, d’autres ont trouvé ça très pauvre techniquement. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que tout le monde a été conquis par la cloture sur les Daft Punk. Belle ambiance à ce moment là !

 

Le temps ensuite de se restaurer et d’aller jeter une oreille sur la fin de notre Nick V national et le début de la légende de New-York Daniel Wang (tous deux pas très gâtés, puisqu’ils jouaient sur une petite scène avec un soundsystem qui tirait beaucoup sur les aigus…), et c’était déjà l’heure du live de Soulphiction ! Sans doute un des plus beaux moments du festival, un live racé, oscillant entre la micro, la deep, et la house, très instrumental, avec des basses terriblement groovy et chill à la fois, un grand moment de musique! Le live de Soulphiction laissait ensuite place à Lazare Hoche qu’on attendait seul, mais qui est finalement venu accompagné de ses deux comparses S.A.M et Malin Génie. On a donc eu le droit au trio Mandar qui a simplement retourné la scène printemps, deep et groovy, ça a régalé fort!

Après s’être un peu mis à l’abri suite à une grosse averse et avoir manqué la fin du live de Shannon & DeWalta, c’est déjà l’heure des roumains de RPR Soundsystem (Raresh, Rhadoo, Petre Inspirescu). Que dire qui n’ait été déjà dit sur les roumains? Réguliers dans l’excellence, pas une fausse note, 5h au paradis, superbe comme chaque année. Déjà 8h du matin, il était temps d’aller chercher quelques heures de sommeil puisque dimanche s’annonçait donc sous les meilleurs auspices.

Arrivés sur place vers 17h les jambes un peu lourdes mais le coeur joyeux, le festival semble très très vide par rapport à la veille. Peu de monde sur chaque scène, et surtout, contrairement à nos craintes, ce n’est pas du tout l’armée des zombies, mais bien un public joyeux, souriant, et dansant. Vraiment très agréable, surtout quand le soleil nous a rejoint, Zip jouait ceci :

Ça a finit par quelques moments d'exception, les deux jouant un peu d’électro 90s ou Ricardo jouant en avant dernière track ce morceau à tendance pop, qui acheva de donner le sourire à tout le monde.

Cette après midi était décidément très belle. On s’est ensuite rendu sur la scène été voir Hessle Audio, trio anglais composé de Ben UFO, Pearson Sound et Pangaea. Gros gros coup de coeur, de la techno à la house, en passant par l'afro et la bass music, sans oublier l’acid, c'était superbe et d'une fluidité très appréciable. Rien ne semblait sortir du propos, tout paraissait si cohérent et si juste. Une bien belle façon de finir un très beau dimanche et un très beau Weather Festival qui s’améliore d’année en année! En bonus pour finir, la track avec laquelle Ben UFO et ses troupes ont clôturés la scène été le dimanche : 


Pour un bilan en bref :


Point positif : Le soundsystem, la programmation, le soleil et l'ambiance du dimanche

Point négatif : Les prix, l’attente au bar le samedi soir


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